Hi Ratzinger !

LE CULTE

ENTRE L'IGNORANCE ET LA CONNAISSANCE, IL Y A L'OPINION

Hi Ratzinger !





J'ai toujours été de ceux qui éprouvait un certain respect pour l'Église Catholique et pour sa rigueur philosophique. J'ai toujours rejeté sa prémisse de départ qui veut que Dieu existe et nous a envoyé son fils pour nous sauver, mais si on accepte cet axiome, nos gestes et la pensée qui les sous-tend doivent être conséquents. Les Catholiques qui veulent qu'il y ait des exceptions au principe de sacralité de la vie devraient changer de religion.

Ceci dit, l'attitude de Benoit XVI va bien au-delà d'une simple réaffirmation du dogme. Il y a une véritable radicalisation du discours, un repositionnement de l'Église vers l'extrême droite. Il y a dans cette posture que prend Ratzinger, une provoquation délibérée envers les Catholiques mous et une invitation certaine à tous les intégristes et autres fanatiques de ce monde que les portes du Vatican leur sont désormais ouvertes. Nous avons trois exemples récents: Le plus évident est la décision du Pape de réintégrer dans l'Église, quatre évêques excommuniés par son prédécesseur à cause de leurs prises de positions intégristes. L'un d'eux, Mgr Williamson, a même exprimé sa vision négationniste de l'histoire juive. Lorsque, comme Benoit XVI, on a fait partie des jeunesses hitlériennes, c'est le genre de sujet qu'on devrait vouloir éviter.

Il y a aussi le cas de cette jeune fille, tombée enceinte suite aux viols répétés de son père. L'Église aurait pu passer cet avortement sous silence; il s'agît d'un fait divers survenu dans un coin reculé du monde. Au lieu de ça, le Pape a excommunié la mère et le personnel médical.

Finalement, le Pape a récemment réitéré la position de l'Église en matière de contraception. Au lieu d'attaquer la profession médicale en niant que le condom soit efficace, il aurait pu simplement dire que l'abstinence ou les relations intramaritales sont les meilleurs moyens de combattre le SIDA.

Trois exemples donc qui démontrent une chose; ce Pape, ex-gardien de la doctrine de la foi (équivalent de grand inquisiteur ou chef de la Gestapo), a choisi de courtiser la frange intégriste de l'Église. On peut se demander si l'effondrement récent d'une autre grande religion occidentale, le capitalisme, avec ses temples financiers ou industriels qui tombent les uns après les autres, ne laisse pas la place à cette grande idéologie de droite qu'est le catholicisme.

Peut-être le Pape s'appuit-il également sur le succès historique que tous les genres d'intégrismes ont eu dans le monde, incluant ces 25 dernières années aux États-Unis où, depuis Reagan et jusqu'à très récemment, les intégristes religieux ont occupé soit la Maison Blanche, soit le Congrès. Il est vrai que lorsqu'on veut détenir un certain pouvoir, il est beaucoup plus simple de s'assurer le concours d'une minorité stupide, intolérante, mais très active et dédiée à sa cause, plutôt que celui d'une majorité silencieuse et apathique.

Mais tout cela n'est que spéculation de ma part. Il est aussi possible que que Benoit XVI ne soit pas cet être machiavélique que je viens de décrire, mais simplement un vieillard sénile et imbécile. Encore que l'un n'empêche pas l'autre.


- Ben (13 avril 2009)

Commentaires

Lutte et vie au quotidien

Jusqu’à aujourd’hui, cinq (5) papes sont passés dans ma vie: Pie XII, Jean XXIII (bienheureux et en voie de canonisation), Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II (en voie de béatification et de canonisation, il est pour moi un saint et je le prie et l’invoque comme tel tous les jours) et le présent pape en la personne de Joseph Ratzinger, Benoît XVI, pour moi le plus grand jusqu’à date dans l’Histoire. Pour vous dire la vérité, ils m’ont tous impressionné chacun par leur intelligence et leur grand travail dans l’Église, dans le monde, dans la société. Je les ai tous bien aimés. Benoît XVI m’impressionne plus que les autres: pape différent des autres, à mon sens, différent quant à son intelligence supérieure, cerveau brillant et percutant, quant à sa culture phénoménale, quant à sa douceur, à son charisme, à sa clarté de pensée, à sa simplicité, à sa foi et sa charité, en d’autres mots, quant à sa sainteté, sa grande humilité, sa grande bonté et sa grande générosité incontestable. Benoît XVI est pour moi un géant, un colosse sur la terre, un chef spirituel incroyable qui gagne à être lu et écouté. J’ai lu beaucoup d’ouvrages sur lui, sur sa vie. Ma connaissance de ce théologien absolument extraordinaire n’est pas du tout fanatique mais bien éclairé par ma connaissance sur ses écrits tellement géniaux. Je tente de lire tout ce qui sort sur lui ou ce qu’il écrit lui-même, (tant avant son élection à la papauté qu’après), et il est très prolifique, croyez-moi! Un génie.

Mais un homme comme le Pape, spécialement en la personne de Benoît XVI, de qui des journalistes critiques et biaisés ont dès le début de son pontificat annoncé son appartenance d’antan aux jeunesses hitlériennes et le lui ont reproché. Ce que ces journalistes n’ont pas dit, c’est que la jeunesse à l’époque n’avait pas le choix d’appartenir ou non au parti. Des prêtres et des fidèles venant de perdre Jean-Paul II se sont également mis à délirer, à comparer, à critiquer, à juger, à douter sans raison intelligente de Joseph Ratzinger, Benoît XVI, comme nouveau pape.

Oui, c’est sûr, un homme comme le Pape est un homme dont chaque parole est scrutée à la loupe, peut-être même plus que pour un Président de pays, et pour Benoît XVI, ça se produit plus que pour tous les autres papes dans le passé. Si on pense, premièrement, à son premier voyage en Allemagne où, parlant de Mahomet, ses propos ont été carrément biaisés, déformés, par les journalistes et interprétés malicieusement dans un temps où la guerre faisait rage en Irak et en Afghanistan et le terrorisme grondait de toute part et gronde toujours sur la planète, ou, deuxièmement, lors de son voyage en Afrique si l’on pense aux propos qu’il a tenus dans l’avion face aux journalistes concernant la question du condom face au combat contre le sida.

À ce propos, les journalistes n’ont pas voulu écouter (ou ne l’ont pas compris…) réellement son point de vue et ont donc, une fois de plus, rapporté la nouvelle seulement d’un côté sensationnaliste: le condom et la distribution massive de condoms, alors que Benoît XVI voulait mettre en exergue les vraies solutions d’abord, l’éducation, l’enseignement et le respect en matière d’amour et de sexualité, l’insistance plus sur le fond, sur l’intérieur, sur les vraies solutions, sur l’éducation plutôt que juste sur une dimension extérieure qui engendre violence contre la femme, jalousie, infidélité de la part de l’homme et, finalement, marginalisation de la sexualité dans une société de consommation effrénée en mal de peau où la femme est vue plus souvent comme un objet de consommation de plaisir sexuel plutôt que comme un être égal à l’homme, une mère, une personne intelligente capable de décider, vivant sa liberté et son épanouissement en tout point de vue au sein de sa famille et de ses enfants avec et en présence de son mari, au sein de la société à transformer et à éduquer, à aider et à comprendre. Et en Afrique -- comme partout ailleurs bien sûr-- mais on sait tous que là plus qu’ailleurs, il y a de l’éducation à faire auprès des hommes et des femmes en ce sens. Je ne parle pas d’occidentalisation ici ou d’américanisation, non, je parle simplement d’asseoir autour d’une seule table, éducateurs, médecins, chercheurs, africains, femmes et hommes afin de bâtir une société qui tiendrait compte du respect des personnes, une société qui repose sur autre chose que juste sur une distribution facile de condoms. Les vendeurs de condoms, les compagnies n’ont pas avantage à parler trop d’éducation en cette matière, car ils voient leurs milliards de dollars s’envoler. Nous avons tous à apprendre de l’enseignement de l’Église en matière de sexualité et d’amour. On ne peut nier que l’Église catholique a acquis une sagesse incontestable au cours des siècles.

Les écrits des Papes ou les Encycliques des Papes en cette matière de la famille et de l’amour et la sexualité, spécialement la lettre encyclique de Sa Sainteté le Pape Paul VI SUR LE MARIAGE ET LA RÉGULATION DES NAISSANCES ainsi que la lettre Encyclique de Benoît XVI parue le 25 déc 2005 “DEUS CARITAS” adressée à nous tous, aux évêques, aux prêtres, aux diacres, aux personnes consacrées et à tout le monde, gagnent à être connus. Sur ce plan aujourd’hui nous devons lire et connaître cet enseignement de l’Église catholique romaine pour nous faire une idée, un jugement et pouvoir peut-être critiquer en connaissance de cause le Pape dans ses déclarations.

Une commission d’étude au Vatican, formée de savants de toutes les disciplines et de théologiens, se penche depuis quelques temps déjà sur la question du condom dans l’Église catholique romaine. Par exemple, dans un couple marié où il y aurait un partenaire séropositif, il est certain que l’utilisation du condom pour préserver de la contamination du virus du sida serait, ou pourrait être (en attendant de trouver mieux) une chose sage et souhaitable dans ce couple qui est dûment marié.

Le Pape en Afrique a simplement rappelé aux chrétiens et catholiques la vérité de l’amour, leur devoir de Chrétien en matière d’amour et de sexualité. S’il avait fallu qu’il ne s’en tienne qu’aux condoms pour parler d’amour humain, je pense que cela aurait été minable et catastrophique. Pensez à ça une seconde. On l’aurait accusé de superficialité et d’incompétence. Non, l’Église est prudente et sage dans ses enseignements.

Je termine en disant que, plus jeune, comme vous savez tous, je me suis malheureusement éloigné quelque temps de l’enseignement de l’Église catholique et ce fut une catastrophe dans ma vie et mon couple, dans mon foyer, et la blessure dans mon cœur est encore toute ouverte, béante et vive, et ne pourra peut-être jamais se guérir. J’en garde un goût amer. Ma foi en Dieu, en son Église, ma foi en la Providence Divine sont mes seules consolations. J’offre tous les jours ma vie à Jésus crucifié pour nous sauver: c’est ma seule espérance. Je crois en cela et j’y ai toujours cru. En ce sens, pour moi, tout est Grâce, c’est-à-dire tout est don de Dieu pour chacun de nous pécheurs et tout est offrande suprême. C’est là ma consolation et ma joie. Sinon, ce serait le désespoir et le suicide pour moi. Vous comprenez maintenant pourquoi je crois en l’Église de Jésus-Christ, pas en l’église d’un tel ou d’un tel, mais en l’Église DE JÉSUS-CHRIST. Ici, Saint Paul aux Corinthiens, dans sa première lettre (I Cor., I, 22-25), est particulièrement clair et éloquent. L’Église n’est pas l’Église de Barnabée ou l’Église des Grecs, mais bien l’ÉGLISE DE JÉSUS-CHRIST et, moi, c’est celle-là que je suis.

Et l’Église de Jésus-Christ est humaine et divine en même temps: “humaine” donc faillible, pécheresse, faible, en évolution, mais aussi “divine” donc parfaite, conduite par Dieu. Dieu, dans sa grande bonté et sa grande providence a voulu que son Église soit conduite par nous les hommes et les femmes. Mais c’est ça l’Église de Jésus-Christ, je le répète et j’y crois. Et son représentant visible sur terre, tout faible, imparfait, humble, pécheur, qu’il soit, est le Pape. Et ce pape est humble et parlable. Actuellement, ce représentant visible de Jésus-Christ sur terre est Benoît XVI, pape. Je le respecte comme je respecte Jésus-Christ. Si j’avais la chance de le voir, je lui parlerais de tout ça comme j’en parle à Jésus tous les jours dans ma prière.

La position de l’Église catholique dans toutes les questions sociales, politiques, religieuses, liturgiques, éthiques, est une position de dialogue, d’éducation, d’enseignement, de sagesse et de respect des êtres humains, hommes et femmes, et de la vie sur terre, de la famille et de l’enfant à naître et à perpétuer, de la vie sur terre à continuer, à garantir dans la sagesse et l’amour.

J’ai, malheureusement, comme je vous le disais plus haut, plongé tête première, plus jeune, dans les belles théories psychologiques, philosophiques, religieuses, sociales, politiques, éthiques, en m’éloignant de l’Église catholique. Je me suis royalement cassé la gueule. Toutes ces théories auxquelles j’avais adhéré se sont toutes en final contredites de la première à la dernière, et se sont toutes avérées fausses, étant une grave erreur. Un seul message pour moi tenait la route et tient toujours la route: l’Évangile de Dieu, la Bible, mon Église et sa liturgie et ses sacrements, le Christ, mon Pape, mon Dieu, la Vie, la prière, ma paroisse comme lieu de rassemblement et de rencontre. Je trouve mon bonheur ainsi, et le baume ou le remède pour guérir et panser mon cœur inconsolable. C’est là la réaffirmation de ma fidélité au Christ et à son Église dont son Chef visible sur terre s’appelle le Pape, que je respecte à cent pour cent: c’est Benoît XVI.









Lady Gaga

Tous ces nouveaux pélerins de Compostelle et d'ailleurs se cherchent une religion de style buffet chinois où l'on choisi uniquement ce qui nous plaît et où les principes ne sont jamais plus contraignants que les maximes qu'on trouve dans les biscuits chinois.
Question de mode ? Peut-être. J'ai très hâte de voir à quoi ressemblera le Dieu de ceux qui ont acclamé le passage à Montréal de Lady Gaga.

Pour la petite histoire

Plusieurs historiens sont d'accord pour dire qu'on a remarqué, en 1968, une baisse de fréquentation dramatique dans toutes les églises du Québec et ce, presque du jour au lendemain.
Curieusement, 1968 est également l'année de l'encyclique Humanae Vitae.

Pape

Mon commentaire s'éloigne quelque peu du sujet initial, ce cher Benoît de Rome, mais répond plutôt à ce phénomène de désertion des bancs d'église...
Malheureusement (ou heureusement!), la désertion des églises est un phénomène qui a débuté depuis déjà des décennies, bien avant l'aube du XXIième siècle. La puissance de cette grande institution qu'est l'Église et son pouvoir d'attirer majoritairement des fidèles sans le sous et surtout, peu éduqués n'est pas d'hier non plus. Par contre avec la nouvelle tendance de la société à se tourner vers la spiritualité ou plutôt UNE spiritualité laquelle pour tous et chacun se définit par des formes, des dimensions, des perceptions très différentes. Les routes de St-Jacques-de-Compostelle aussi bien que les montagnes de l'Himalaya voient de plus en plus de fidèles à la recherche de LEUR spiritualité. Ces gens, de l'étudiant au professionnel, sont de toutes les couleurs, de tous les âges, ils viennent des quatres coins du monde mais sont tous à la recherche de la vérité, d'une vérité, de leur vérité. La raison de leur bonheur ou bien de leur malheur. Parfois, je me permets de sourire en voyant ces fidèles tranquillement revenir dans quelques années sur les bancs d'église, se tourner (ou se retourner) vers l'Église. Un peu comme pour la mode -ce phénomène qui en est un d'identité également- qui se retrouve au même endroit (à peu de différence près) à des intervalles réguliers, est-ce que le même cycle pourrait s'appliquer pour la religion ou encore, la recherche de la spiritualité? La question se pose certainement!

À propos du Pape

J'aime bien le passage sur son imbécilité et sa sénélité. J'ajouterais que oui on pourrait parler d'abstinence mais nous savons tous que ce n'est pas un moyen de contraception efficace car même au sein des prêtres, ils ne réussissent pas à faire abstraction du plaisir de la chair. Ensuite, les relations intramaritales c'est un bon moyen mais encore faut-il qu'il y ait fidélité. Or, en Afrique les hommes sont polygames alors on ne régle pas la propension du sida.
De plus, le condom pourrait être efficace pour tous ces pays pauvres qui font des enfants mais qui n'ont pas les moyens de les nourrir. Encore une fois le pape ne se prononce pas. Ça fait plus d'ouailles pour le petit seigneur au paradis.
Nous sommes au 21e siècle, il est temps que l'Église se modernise sinon elle ne gardera dans son église que des gens de pays pauvres, peu scolarisés. Pour le Pape, le savoir c'est le pouvoir.

Le savoir c'est le pouvoir ?

Tu n'auras aucune difficulté à me convaincre de l'incompétence de l'Église en matière de sexualité. Je ne suis, par contre, pas d'accord avec ta conclusion "Le savoir c'est le pouvoir". Cette maxime se vérifie peut-être dans le monde politique, mais dans le monde des religions, l'ignorance est le fond de commerce. À toutes les époques, la dévotion religieuse a toujours été inversement proportionnelle au niveau d'éducation d'un groupe ou d'une population donnés. La réflexion et la prière sont aussi incompatibles que la religion et la richesse.

Clarification

Je me suis mal exprimée. Ce que je voulais dire c'est que le pape détient le savoir et que ses fidèles en étant pauvres et peu scolarisés demeurent dans l'ignorance.